top of page

Louca Frieh : « Je donnerai tout pour arriver sur la plus haute marche du podium »

Dernière mise à jour : 18 janv. 2022



Bluffant de maturité et de détermination, Louca Frieh est un jeune pilote de moto qui vient d’achever sa première saison en compétition par la grande finale des Mini GP World Series à Valence. Véritable pépite de la moto sur circuit, Louca affiche des résultats remarquables qui ne sont pas passés inaperçus. Louca rejoint ainsi sa première écurie et passe dans la cour des grands l’année prochaine, en FSBK. Il poursuit son rêve et suit les traces de Fabio Quartararo. Entretien avec El loco que nous avons le plaisir d’accompagner !


Bonjour Louca, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?


Bonjour, je m’appelle Louca Frieh. J’ai 13 ans. Je fais de la moto en compétition. J’ai commencé la moto à 8 ans par du motocross et vers mes 12 ans j’ai fait un stage de motopiste. Ça m’a plu et je me suis décliné vers la motopiste depuis.


Comment t’est venue la passion pour la moto ?


J’étais allé voir une course de moto d’un ami et pendant toute l’après-midi j’étais sur une petite moto, appelée Piwi. J’ai demandé à mon père si je pouvais en faire mais ce n’était pas possible pour des raisons d’assurance entre autres. Plus tard, j’ai pu faire un stage qu’un ami de mon père m’a offert et j’ai eu des larmes de joie dans le casque quand je me suis arrêté.


Peux-tu nous parler de ton parcours avant ton arrivée en MiniGP World Series ?


Je n’avais fait que 3 courses auparavant et principalement des entraînements. Puis avec mon père, nous nous nous sommes décidés à nous lancer dans un championnat parce qu’il était temps. Nous nous sommes lancés sur les MiniGP World Series et aussi sur la Coppa Italia en Italie. Du coup nous avons fait ces 2 championnats cette année.



Tu as dernièrement participé à la grande finale des MiniGP World Series en finissant dans le top 3 français. Comment s’est déroulée cette grande finale à Valence ?


C’était un grand moment, mais qui ne s’est pas aussi bien passé que ce que l’on avait imaginé.


Explique-nous pourquoi ?


Les motos sont piochées au hasard et je ne suis pas tombé sur la bonne. Dès les essais libres, la moto glissait de l’arrière dans les virages. Ce n’était pas normal car elle glissait sur la phase neutre (et non de remise des gaz). On a essayé plusieurs réglages, la suspension, les pneumatiques, avant les qualifications. La Q1 (1e qualification) s’est pas trop mal passée puisque j’ai réalisé le meilleur temps me permettant de rejoindre les meilleurs en Q2. Arrivé en Q2, la suspension arrière a lâché. Ce n’était que le début des galères.


Je me suis donc retrouvé en course de repêchage où les deux premiers avancent vers la grande finale. Cette fois-ci je n’arrivais pas à passer la 3e vitesse, et ce, malgré un très bon départ. Je prends sur moi et je continue la course. Puis, à un moment donné l’un de mes compatriotes chute et sa moto a fait des tonneaux sur la piste. Je n’ai pas pu l’éviter. Je me qualifie quand même pour la course suivante après le drapeau rouge (course arrêtée), et cette fois je sens un autre souci sur la moto lorsque j’accélère. Je prends à nouveau un bon départ mais à présent c’est la 2e vitesse qui ne veut pas passer. Je perds tout mon avantage, sauf qu’encore une fois un gros crash a lieu. J’arrive néanmoins à esquiver les motos, mais je me retrouve hors-piste, sur un revêtement très sale. Je n’ai pas pu éviter la chute. Encore une fois la course est interrompue par un drapeau rouge. Je fais alors mon tour de chauffe en vue du nouveau départ. En plein virage le moteur se coupe. Ça a sonné la fin de la semaine.


Que retiens-tu de cette finale ?


Qu’il faut prendre sur soi et que la communication avec les mécaniciens est capitale dans ces moments-là. Il faut bien leur décrire les anomalies comme les sensations sur la moto.


Quel bilan tires-tu de ta première saison en compétition ?


J’ai eu une bonne évolution. J’ai pu apprendre beaucoup de choses. J’ai pu comprendre par exemple qu’il ne fallait pas trop se précipiter et bien réfléchir. Au début, j’avais un peu trop de fougue que je n’arrivais pas à gérer. Du coup mes premières courses se sont terminées un peu en catastrophe. Lors de ma première course j’ai percuté un autre pilote au 3e virage. Au fur et à mesure j’ai réussi à me prendre en main et à justement canaliser cette fougue. Ça a été de mieux en mieux après. J’ai aussi appris à être à l’écoute et attentif.


Qui dit fin de saison, dit nouvelle saison en approche. Qu’as-tu prévu pour l’année prochaine ?


L’année prochaine je passe en FSBK 300 dans le Team MotosBox TRC. Je vais rouler sur une Kawasaki 400 mais qui sera bridée. Je vais notamment rouler sur des circuits mythiques comme Le Mans ou encore Paul Ricard. Tout le championnat aura lieu en France.


Ça implique quoi ce passage sur une grande moto ?


Je vais devoir bien prendre en main la moto cet hiver, beaucoup m’entraîner. Les sensations vont beaucoup changer.


Comment t’y prépares-tu ?


Tous les mercredis je fais une séance de sport et tous les week-ends je m’entraîne sur circuit. Parfois je fais du motocross, au moins une fois par mois, et sinon à côté je fais du vélo ou de la course.


Ça représente quoi pour toi de faire partie pour la première fois d’une écurie ?


Je trouve que c’est quelque chose d’énorme de pouvoir rouler dans un Team. Je vais être encadré par toute une équipe, un coach, un mécanicien.


En termes de coûts, que représentent la saison prochaine et le passage dans une catégorie supérieure ?


Nicolas Frieh (son père qui l’accompagne dans cette aventure depuis toujours) : Pour intégrer le Team c’est 32 000 euros. L’équipe fournit la moto, le mulet (moto de test ou de remplacement), les pneus et l’essence en compétition. Ensuite, si Louca chute c’est en partie à nos frais, s’ajoutent aussi les déplacements, une moto d’entraînement, l’équipement, l’essence pour les entraînements, la réservation de circuits pour s’entraîner, …

Pour faire les choses bien il faut 70 000 euros.


Comment vous financez cette nouvelle saison qui arrive à grands pas ?


Nicolas Frieh : Nous avons déjà des sponsors qui nous aident pas mal, dont vous. Aussi, nous allons organiser une journée conviviale autour de Louca en janvier. Elle aura lieu dans un domaine sur invitation, principalement pour des entrepreneurs. Après, nous allons démarcher autour de nous. C’est grâce à ceux qui nous soutiennent financièrement que l’on peut vivre ce projet qui nous passionne et atteindre nos objectifs. Sans tout ça, nous ne pourrions rien faire.


Que peux-tu apporter à un sponsor ?


Beaucoup de visibilité, que ce soit avec le matériel, sur la moto par exemple, mais aussi lors des interviews. Si je monte sur le podium, je pourrais citer ces sponsors. Porter des vêtements, goodies à leur effigie. Je peux aussi parler d’eux sur mes réseaux sociaux, sur ma page Instagram. Lors d’entraînements ou durant les compétitions, on peut organiser des choses, des rencontres conviviales entre partenaires où ils vivront en immersion une expérience.


Quelles sont tes ambitions pour la saison prochaine ?


Mon objectif principal est de terminer dans le top 10. Cependant, je donnerai tout pour arriver sur la plus haute marche du podium.


Et à plus long terme ?


Le but est d’arriver le plus loin possible, au plus haut niveau.


Entretien réalisé le 08 décembre 2021.


N’hésitez pas à aller suivre et soutenir Louca sur ses réseaux sociaux :

Comments


bottom of page