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Quand on se lance dans l’entrepreneuriat il faut savoir qui on est et où on veut aller !

Dernière mise à jour : 19 janv. 2022



Après avoir réalisé plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires grâce aux réseaux sociaux, Sandrine Duarte a décidé de transmettre son expérience, ses connaissances et ses valeurs à travers des formations. Entrepreneure dynamique et engagée, elle accompagne grand nombre de ses confrères dans la quête au développement de leur activité sur les réseaux sociaux. Dans cet entretien, Sandrine a accepté de se dévoiler et de partager avec authenticité son savoir-faire qui a fait sa réussite et celle de ses élèves sur les réseaux.


Bonjour Sandrine, peux-tu te présenter ?


Je suis Sandrine Duarte, j’ai 38 ans. J’ai fait une école de commerce puis un MBA en gestion des ressources humaines. Il faut savoir que j’ai fait ces études pour faire plaisir à mon père. Étant fille d’immigré, mon père n’est pas allé à l’école. Sa fierté était que ses enfants réussissent et j’y suis parvenue.


J’ai trouvé mon premier emploi difficilement, il est vrai qu’en France c’était compliqué d’autant plus que j’étais partie vivre 2 ans en Australie. Quand je suis revenue, j’étais remontée à bloc, hyper confiante, et puis je me suis confrontée au marché français et à son état d’esprit. J’ai donc commencé par des petits boulots. J’ai même été femme de ménage pour commencer n’étant pas fermée à ce qui venait. Grâce à ça, d’autres portes se sont ouvertes et 4 ans plus tard je suis devenue directrice des ressources humaines.


Cette belle progression est grandement due au fait que j’adore travailler, dès que ça me plaît je fonce et je ne m’arrête pas. J’étais la seule femme de moins de 30 ans dans la structure. Après 5 années à cette fonction, j’ai raccroché ma casquette de salariée. Deux éléments ont fait que j’ai mis un terme à ma carrière de salariée. Tout d’abord je n’étais pas faite pour cet univers. Selon moi et ce n’est que mon avis, le salariat est une sorte d’esclavage moderne car la méritocratie n’y existe que très rarement. Et puis j’ai été mise au placard car j’en faisait trop pour eux. J’ai donc quitté ce monde car j’en avais fait le tour, j’avais rendu fier mon père et il était temps de penser à moi.


Comment t’est venue cette idée de te lancer dans les formations réseaux sociaux ?


Après cette période de salariat donc, je me suis lancée dans l’entreprenariat et c’est là où j’ai rencontré Patrick, qui est aujourd’hui mon binôme dans toutes nos aventures entrepreneuriales. On a d’abord monté un cabinet de recrutement spécialisé dans le recrutement d’indépendants. On a connu nos premières désillusions et ça nous a fait du bien. Dès le départ, nous avons été confrontés à des difficultés et c’est bien d’en avoir dans l’entreprenariat car c’est ainsi que l’on grandit et qu’on avance deux fois plus vite. Par la suite nous avons eu une très belle opportunité de développer un réseau de franchise dans l’immobilier et au niveau national. Il n’y avait pas de budget dans cette structure et nous avons tout développé. Ça a été un véritable carton puisque nous avons ouvert plus de 40 agences en 1 an et demi. Cette réussite était notamment due à notre stratégie sur les réseaux sociaux, mais nous avons arrêté cette aventure en plein Covid. Du jour au lendemain, on n’avait plus rien. Ça n’a pas duré longtemps et nous avons fait le point sur ce que nous savions faire et ce que potentiellement nous pourrions transmettre et partager.


On a fait un constat, que tout le monde aujourd’hui sur les réseaux sociaux devait être présent mais que très peu de personnes savaient comment faire. Beaucoup suivent des formations « one-shot » en groupe sur Facebook, Instagram, Tik Tok ou encore LinkedIn, donc généralisées, mais l’on sait que pour obtenir des résultats sur les réseaux sociaux il faut que l'approche soit individuelle. Chacun a sa personnalité, ses objectifs, son secteur d’activité et son secteur géographique, donc ce qui marche pour l’un ne marche pas forcément pour l’autre. C’est de ces constats que nous avons mis en place nos accompagnements sous forme de « bêta-test » avec des clients que nous connaissions. Nous avons eu de super résultats et c'est à partir de ce moment-là qu’on a enclenché non pas la seconde, mais directement la cinquième. On a ainsi fait en sorte que nos accompagnements soient certifiés afin de pouvoir proposer au maximum de personnes possibles nos formations car on sait que la partie budgétaire peut être un gros frein.


Comment vis-tu ce projet qui s’opère en distanciel ?


J’ai envie de dire à la fois merci la Covid et en même temps merde… car je suis très sur l’échange humain tactile, j’ai besoin de cette connexion physique et en même temps je me régale aujourd’hui en distanciel. Ça demande en revanche deux fois plus d’énergie que du présentiel du fait de la barrière de l’écran donc il faut donner deux fois plus de soi pour garder l’auditoire concentré, impliqué et qu’il vive une expérience unique. Je le vie super bien car en même temps il y a une notion de liberté qui est sans limite autant pour moi que pour mes élèves. On peut se faire des formations d’où on veut et c’est juste génial. Et c’est également là on l’on voit la puissance des réseaux sociaux et d’Internet. Si c’est bien exploité c’est juste un cadeau fabuleux.


« Quand on se lance dans l’entrepreneuriat il faut savoir qui on est et où on veut aller. »


Quelles sont pour toi les valeurs fondamentales du travail ? Et de l’entrepreneuriat ?


Dans le travail ça part déjà de la base, c’est le travail. Et cette notion travail, elle s’est perdue. Quand je vois aujourd’hui dans nos accompagnements la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui ne réussissent pas c’est tout simplement ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Le travail selon moi c’est de pouvoir s’impliquer de manière stratégique, rigoureuse, presque de manière un peu « obsessionnelle » en étant focus sur la mission qu’il faut accomplir pour atteindre le résultat visé. Ce n’est pas juste de dire qu’on a un emploi il faut qu’il y ait un but, quelque chose qui nous fasse vibrer et d’avoir cette sensation de se dépasser voire de se faire mal. Il faut donc de la passion et de la détermination à vouloir donner le meilleur de soi-même.


Pour ce qui est de l’entrepreneuriat, il faut avoir un mental de champion. Ce n’est pas juste d’avoir un super « mindset » car ce terme est à la mode, mais cela passe par la connaissance de soi pour savoir jusqu’où on peut aller. Quand on se lance dans l’entrepreneuriat il faut savoir qui on est et où l’on veut aller. Ensuite, il faut être capable de faire des sacrifices. L’entrepreneuriat c’est comme le sport de haut niveau, il faut être un super compétiteur avec soi-même et avoir une organisation quasi-militaire pour réussir. On peut presque parler de dévotion dans l’entrepreneuriat.


Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton activité aujourd’hui ?


C’est de pouvoir rencontrer des personnes aux horizons et valeurs parfois totalement différentes des miennes, avec des projets incroyables, et qui sont un peu perdues. C’est donc d’être un peu ce chien de berger, qui est bien plus important que le berger lui-même, qui dit « ok j’ai compris votre problème et si vous me faites confiance je vais vraiment vous faire grandir. Et là où vous vous aller, on va y aller ». C’est ça qui me fait kiffer. C’est cette passion, de pouvoir transmettre et de pouvoir faire révéler le talent, la lumière ou le diamant que nous avons tous en nous.


Qu’est-ce qui selon toi fait la réussite d’un projet ou non ?


Premièrement ce sont des bases solides. Je suis Portugaise d’origine et le bâtiment coule dans mes veines, alors on respecte les clichés (rires). Quand on veut construire les fondations son capitales. Il faut donc commencer par là et c’est ce que j’explique à mes élèves. Sans bonnes fondations ça ne marchera jamais. Il faut que ce soit solide, qu’il y ait une stratégie clairement établie et qu’elle soit à la fois entrepreneuriale mais aussi digitale car aujourd’hui on a besoin des réseaux sociaux pour nos business.


« Sur les réseaux sociaux il faut s’engager et ne pas s’arrêter pour obtenir des résultats. »


Étant donné qu’on ne peut pas se passer des réseaux sociaux pour son business comme tu viens de le souligner, quels sont les ingrédients fondamentaux pour développer son activité grâce aux réseaux sociaux ?


Sur les réseaux sociaux il faut être authentique. Attention être authentique ne veut pas dire spontané car beaucoup confondent les deux. Être authentique c’est savoir qui on est. Donc pour performer sur les réseaux sociaux il faut être authentique, rigoureux et régulier car ça ne sert à rien de commencer une semaine et deux semaines après laisser tomber. On repart de zéro sinon. Sur les réseaux sociaux il faut s’engager et ne pas s’arrêter pour obtenir des résultats. Les autres eux ne s’arrêtent pas et internet non plus, c’est 24/24, 7/7.


Quel est pour toi le réseau social dont on ne peut pas se passer professionnellement et pourquoi ?


Comme l’a expliqué Patrick (mon associé) Facebook est en effet incontournable. Maintenant, en fonction du secteur d’activité et de la personnalité, LinkedIn est un tremplin exceptionnel. C’est mon chouchou. Aujourd’hui j’ai plus de 30 000 personnes qui me suivent sur LinkedIn et j’adore ce réseau social. On peut justement créer des connexions professionnelles beaucoup plus rapidement et plus qualitatives que sur Facebook. Ce dernier demande un travail de longue haleine pour aller chercher les bons profils et instaurer une relation de confiance car on retrouve beaucoup de particuliers, des personnes très méfiantes. Sur LinkedIn, la barrière professionnelle n’existe pas car c’est un réseau pro et on sait qu’on va être démarché. Et ça fait gagner un temps fou. Il faut toutefois savoir bien l’exploiter et ça demande du temps.


« Beaucoup se disent qu’il faut faire du storytelling, écrire tant de caractères ou publier à tel moment de la journée et de la semaine, mais c’est de la connerie tout ça, quand on démarre sur les réseaux sociaux, l'essentiel est ailleurs »


Quels sont les ingrédients fondamentaux pour développer son activité grâce aux réseaux sociaux ?


On revient sur cet aspect authenticité. Beaucoup se disent qu’il faut faire du storytelling, écrire tant de caractères ou publier à tel moment de la journée et de la semaine, mais c’est de la connerie tout ça. En fait, si ton post vient du cœur, de tes trippes et qu’il a de la valeur ajoutée tout ça n’a aucune importance. Il faut également cibler ses posts pour avoir de l’impact. Je ne publie jamais aux mêmes heures et jours, je publie quand j’en ai envie. La différence selon moi ce fait sur l’engagement que l’on met ou non dans ses publications. Je m’en fiche du nombre de likes. Plusieurs fois j’ai interagi avec des personnes qui avaient 2 likes, mais leurs posts étaient juste géniaux avec un vrai don de soi et des conseils pertinents. Aujourd’hui les gens se concentrent énormément sur le nombre de vues, de likes, mais j’ai juste envie de leur demander de quoi ils se nourrissent à la fin du mois ? De likes ou de clients ? Il faut arrêter avec cette course aux cœurs et aux likes. Au début, j’ai fait des vidéos sur LinkedIn qui atteignaient presque les 2 millions de vues, pourtant ça ne m’a rien apporté d’un point de vue business. Alors c’est bien, je divertissais mon audience, mais je ne rapportais pas d’argent. Si on aborde les réseaux sociaux d’un point de vue pro, il ne faut pas oublier pourquoi on y est. C’est quand même pour faire du business. On n’est pas là pour se faire des amis mais bien des clients, et ça beaucoup l’oublient.


En partant de rien, est-il possible de gagner sa vie grâce aux réseaux sociaux ?


Complètement. On l’a fait plusieurs fois malgré qu’on ne partait de rien. Pourquoi on a réussi ? Parce qu’on a une vraie stratégie établie et encore une fois j’y reviens mais parce qu’on a cette notion de travail, de focus et de détermination. Les réseaux sociaux nous offrent cette possibilité et cette chance unique de pouvoir réussir tout ce que l’on veut. Les réseaux sociaux sont un champ d’action illimité avec une clientèle illimitée et une population consommatrice. Aujourd’hui la personne qui veut gagner sa vie grâce aux réseaux sociaux, oui c’est possible quel que soit son niveau social et structurel. Maintenant il faut arrêter de rêver, il faut bosser.


Comment vois-tu la suite du projet ? D’autres formations ? Ou d’autres projets en parallèle ?


Le problème c’est que des projets j’en ai plein (rires). C’est le problème de travailler avec des passionnés, c’est que ça va à 10 000 à l'heure dans nos têtes ! Et personne ne rattrape l’autre, Patrick est pareil. Alors oui, il y a plusieurs évolutions aujourd’hui en cours. Ça commence déjà par structurer notre entreprise actuelle, de la faire grandir et fructifier encore plus, pas seulement sur l’aspect financier mais aussi sur l’humain. On est en plein recrutement. Et l’objectif c’est justement d’abord de construire notre équipe avec une vision. Une équipe où chacun est essentiel dans le collectif.


Un petit mot de la fin pour ?


J’aimerai ajouter quelque chose oui. Que les gens, au lieu de l’écrire ou le dire, commencent vraiment à appliquer le fait d’apprendre à s’aimer soi et de se faire un petit plus confiance. Beaucoup ont perdu leur libre-arbitre et je trouve ça triste. Si on prenait le temps de s’écouter un petit peu plus, on se rendrait compte qu’on est capable de faire des choses magnifiques et il n’y aurait pas toute cette jalousie, cette frustration et du racisme. Quand on est hyper frustré ou jaloux c’est tout le temps la faute de l’autre alors qu’on est tous responsables de là où on n'en est.

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